Brejnevisation

La révolution de Palais – ou prétendue telle : on reprend les mêmes et on recommence !… – illustre spectaculairement, et c’est là tout son « charme », cette sinistre réalité de la « modernité » : on ne rémunère plus que les figurines POUR leur soumission aux dogmes, aux normes édictées, qui veulent afficher une conduite irréprochable et glacée. Exit l’inventivité et le débat d’idées, puisqu’il est bien entendu qu’une figurine – certains nomment cela des potiches – ne sauraient émettre d’idées. ce serait tout à fait inconvenant et shocking dans le consensus censé faire loi.

Pour le reste elle est parfaitement anecdotique et ne nous concerne en rien, si ce n’est qu’elle ne fait que confirmer, si besoin était, l’extrême isolement du pouvoir. La « cohérence » à laquelle aspire le chef de l’État français est une aspiration légitime pour un homme dont la seule cohérence, jusqu’à présent, a consisté à tromper tout le monde, à n’être qu’un cheval de Troie d’une ligne libérale en se faisant élire comme un homme de gauche. Il s’était fait passer pour un homme de droite dans sa jeunesse (affaire Caton). C’est en mentant – en prétendant se faire passer pour autre qu’il n’était – qu’il était bien réellement le plus cohérent avec sa réelle ligne directrice.

Aujourd’hui que la prétendue « gauche » feint de découvrir qu’ils ont contribué à l’élection d’un homme de droite, Les voici à faire des effets de manche, à pousser des cris d’indignés, à se faire passer pour des hommes de gauche qui ne voudraient pas d’une telle politique, jamais, au grand jamais. Ah bon ! Mais Mitterrand, qu’ils admirent pour la plupart, était un cagoulard ; mais les portefeuilles qu’ils ont pris, et les rémunérations qui vont avec, ne les ont pas trop troublés. Il fallait changer les choses de l’intérieur, chantent ces bernés de la dernière heure. Bien sûr ! …

On voudrait continuer de nous faire croire à la possibilité de la chose, à « l’alternative économique« .  Mais il n’y en a pas. IL NE PEUT y en avoir. Ces gens acceptent globalement le système capitaliste, un système de prédation, dont la seule logique est la guerre et le pillage … et voudraient qu’il ait un visage humain ! … Il va en ligne droite, celle de la plus grande pente, c’est-à-dire du plus grand profit, comme l’eau va à la mer, et continuera sa course au désert, en dépit des effets de manche de tel ou tel camelot, car c’est là son UNIQUE logique, son unique cohérence.

Ce qui trouble nos curés de gauche est le simple fait de découvrir qu’on ne peut plus guère le dissimuler. Ce qui trouble nos hommes d’église est que la seule cohérence de tout cela est en effet un régime qui se ferme de plus en plus sur ses seules logiques, un régime qui devient autiste et, conséquemment, ne peut verser que dans l’autoritarisme et la guerre.

En homme cohérent avec cette logique, qu’a fait Hollande ? LA GUERRE !… c’est-à-dire qu’il n’ a cessé de revendiquer à l’international une place qu’il n’avait plus dans son propre pays. Exactement comme son prédécesseur. Et pour ce faire, il n’a cessé de gaspiller l’argent d’un pays au bord de la faillite, qui accumule déjà plus de 2000 Mds de dette. Et l’on ose encore parler de « souveraineté » ! … La dette c’est l’esclavage. ET d’ailleurs, tous ces joyeux drilles, avant de former leur dit « gouvernement » (qui ne gouverne plus rien du tout, sinon la répression, puisque tout est déjà dans les cartons et les robots qui calculent) vont trouver les « patrons » qui donnent – ou non – leur aval.

M. Montebourg, qui quitte le navire sur un nouvel effet de manche – conscient qu’il devenait inhabitable pour lui et sa carrière – n’a jamais rien « redressé« . L’aurait-il seulement voulu, qu’il ne l’aurait pu, comme il l’a démontré si « majestueusement » à Florange, se couchant servilement devant les impérieuses nécessités du Kapital mondialisé. Le Kapital va où cela lui chante, là où sont les marchés et les moindres coûts de production. Les prétendus »socialistes » le savent bien et ne peuvent démentir ses propos tout en ne pouvant les accréditer puisqu’ils sont « hors de propos« , hors de débat, traduisant ainsi où en est rendue la « démocratie » : un mensonge.  La France, l’Europe, ne sont plus dans la course. Et l’arrogante Allemagne ne l’est encore qu’autant qu’elle a baissé le coût du travail sous Schrœder – un « socialiste » -, c’est-à-dire qu’elle s’est servie sur ses voisins européens, a joué cavalier seul, elle qui réclame aujourd’hui de la « cohésion » et de la solidarité européenne !…

La prétendue « cohérence » n’est que celle du pillage réclamé par ceux-là mêmes censés le combattre ! …

Le mensonge devient difficile, en dépit de son impérieuse nécessité. Et voici nos deux âmes en peine à co-errer, à présent, dans le désert qu’ils ont admis comme devant être la règle du jeu, lâchés par ceux qui ont feint de croire en eux, et les voici à rechercher désespérément des acolytes pour « conduire » le bateau ivre qui court à la chute. Bien sûr, ils y seront suivis encore par quelques assoiffés de fric et de reconnaissance sociale – que l’on nomme encore si abusivement le « pouvoir » – prêts à jouer pour cela les carpettes, les figurines dans le palais des glaces. Mais ces co-errants vont s’avérer bien vite n’être que des affameurs, et il faudra bien qu’ils fassent contre tous ceux qu’ils affament.

LA VALSE N’A QU’UN TEMPS, et il est manifestement dépassé.

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