Une si FRAPPANTE République

Ce monde, tout de compassion revêtu pour ses loyaux serviteurs qui le protègent – au péril de leur vie, dit-on : il n’y aurait donc pas de sot métier – ne saurait décidément se passer de cette vieille tradition antique et barbare de la TÊTE COUPÉE que l’on produit fièrement au petit peuple ébahi, sidéré de tant de violence, époustouflé qu’elle s’exerce, pour une fois, sur une autre tête que la sienne. Il paraîtrait même, nous rapporte-t-on, que certains, ne se tenant plus de joie, en viennent à applaudir les policiers, à se jeter sur eux pour les embrasser –  difficile de faire davantage dans la démonstration de soulagement … à moins de pisser dans la rue, peut-être, mais cela est désormais plutôt mal considéré.

Avant l’effet on croit à d’autres causes qu’après l’effet (Nietzsche Le gai savoir 217)

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Ô HASARD !….

(Ajout du 13/12/18)

Le terrorisme est le dernier soutien des dites démocraties. Une fois de plus la preuve vient d’en être donné à Strasbourg, où 3 nouvelles victimes et de nombreux blessés, viennent de tomber sous les coups de leur nécessité d’employer tous les moyens, même les plus sales, quand elles se trouvent menacées.

Quoi qu’il en soit de leur auteur, le fait est là, comme une si opportune aubaine, car le sang n’est pas la tasse de thé des peuples, contrairement aux castes qui les dirigent, qui, pour leur part en ont fait leur breuvage de prédilection et se plaisent, à s’en abreuver et à le faire couler par toutes sortes de moyens.

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Cro Magnon

Il s’est exprimé … . Aussitôt de respirer chez ceux qui auront eu chaud aux fesses, si surpris de se retrouver avec les conséquences de leurs méfaits jusque devant chez eux, puisqu’il aura apporté son souffle salvateur, son VERBE divin, à l’air ambiant, chargé de gaz de guerre qui, comme chacun l’aura sans doute présumé, fait donc déjà partie de la prochaine salve de la dite « transitonécologique« , comme en font partie aussi les gaz d’échappement des blindés

Quiconque a vécu les jours de décembre 2008 à Athènes sait ce que signifie, dans une métropole occidentale, le mot « insurrection ». Les banques étaient en miettes, les commissariats assiégés,, la ville aux assaillants. Dans les commerces de luxe, on avait renoncé à remplacer les vitrines : il aurait fallu le faire chaque matin. (…) En Occident, l’emploi des forces armées sur le territoire national en cas de désordre d’importance n’est plus un tabou, c’est un scénario bien ficelé. ( Comité invisible À nos amis)

venus apporter leur lourde contribution au ramassis d’ordures, comme en font partie ceux des chars chassant le fellagha dans les déserts subsahariens du Mali ou le kérozène des Mirages survolant la Syrie et les bombes qui y sont lâchées.

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LaREM … ou LARME ?

La peur, encore et toujours, comme l’arme préférée des pouvoirs contre les populations, qu’elles soient celles qu’il conquiert, ou celles qu’ils seraient censés protéger quand ils sont censés en être les « représentants« . REPRÉSENTANTS qui se prennent vite pour de dirigeants, des autorités constituées, qui peuvent tout se permettre. Ainsi celui qui, aujourd’hui investi par les urnes françaises sur la base d’un refus des électeurs d’un avenir trouble sous la coupe de la famille Le Pen & Consorts – un vote repoussoir, de peur ici encore -, en vient à se prendre pour un petit monarque gouvernant seul face à ces populations, n’entendant que le mandat qui lui aura été donné non par ses électeurs – on ne donne pas mandat dans, par la crainte -, mais par ceux dont il aura recueilli les fonds, à charge de retour d’ascenseur. Son refus catégorique de remettre en place l’ISF, au motif que cela ferait fuir les capitaux étrangers – on a vu, n’est-il pas, tout le bien que voulaient ceux-ci, indiens, chinois, US, à Floranges, Alstom, ou ailleurs, aux ouvriers et à l’ingénierie française – témoigne d’abord de cette position qui est la sienne, comme elle fut celle de ses prédécesseurs, mais lui davantage que ses prédécesseurs, qui se sera précisément fait élire sur la décomposition du politique, sur le refus de plus en plus manifeste du politique et de ses magouilles à répétition, de ses dénis des votes démocratiques, comme hier, à Maastritch, et demain, sans doute, du Brexit.

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Les images s’améliorent

Modifié le 6/12/18

Voyous de bas étage, les casseurs, (pour lesquels) on n’a aucun état d’âme” (Yves Lefebvre Sec Gal SGP Police – CNews 1/12/18)

Lacrymogènes, explosives GLI-F4*, grenades assourdissantes, canons à eau contre des gens manifestant sans violence, robocops casqués bottés, gazant, matraquant des personnes dès leur sortie du métro, des retraités, des femmes, policiers endossant des gilets jaunes pour mieux les arrêter, voire incitant à la violence des milliers de personnes dans les rues partout dans le pays, prison ferme pour simple détention de pétards dans un véhicule…

Voici donc le “nouveau monde” de Macron-la-matraque ultralibérale, qui trouve le temps et les mots pour s’indigner de tags sur de vieilles pierres,

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Goutte de sens

Actualisé le 1/12/18 23h

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Quand la réalisation toujours plus poussée de l’aliénation capitaliste à tous les niveaux, en rendant toujours plus difficile aux travailleurs de reconnaître et de nommer leur propre misère, les place dans l’alternative de refuser la totalité de leur misère, ou rien, l’organisation révolutionnaire a dû apprendre qu’elle ne peut plus combattre l’aliénation sous des formes aliénées. (G. Debord, La société du spectacle 122)

Le prolétariat surgit, se réveillant de sa longue, très longue, torpeur, en marche vers son auto-organisation, effrayant pour cela même tous ceux qui voudraient le voir bien docile, marchant par deux dans les cases dédiées préformatées, c’est-à-dire restant immobile, surtout, avec ses figures repérables de « négociateurs » de l’épicerie de la soumission.
Il a alors sa tête des mauvais jours, prononçant des mots incompréhensibles, quand il ne s’agit que des vapeurs de l’essence du mal qu’il endure, empruntant les catégories de son aliénation – « pouvoir d’achat » – pour exprimer sa dépossession de tout pouvoir sur une existence qui ne saurait s’acheter ou se mettre en conserve.

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