« Chez soi », ou … l’ère des bouffons

Ajouts du 28/06/20 (note 2)

Que veut dire « être chez soi », sinon pouvoir régler les problèmes qui se posent, pouvoir décider de leur solution ? Or, personne n’est plus « chez soi », car personne ne peut plus décider de rien, pas même de planter un clou dans une cloison. Nous ne sommes plus dans notre monde. Nous ne sommes pas au monde.

Lorsque l’article du Monde diplo, intitulé Kakistocratie, écrit par un auteur étatsunien à propos de Trump, modèle du genre, note un gouvernement d’incapables, les pires qui soient, il ne dit pas pourquoi nous en sommes arrivés là.

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Racisme, syndrome du capitalisme

Ajouts du 8/07/20

À Cédric Chouviat, à tous les mutilés et assassinés par la police dite encore républicaine

Aux USA, la violence raciale prend enfin sa véritable dimension. Les assassinats répétés d’Afro-Américains par la police semblait, depuis quelque temps, reprendre le flambeau des assassinats du KuKluxKlan, jusqu’à cet assassinat en direct de M. Floyd. Lire la suite

Déconfits nés ou … déconfiture ?

Cet article est la suite du précédent, « Du despotisme marchand », scindé pour commodité de lecture

 Modifié le 5/06/20

En France, sur la décomposition avancée de la représentation politique, se sont bousculés les « docteurs », tous prétendant au « changement » : Sarkozy, ses règlements de compte de campagne par bombardements « chirurgicaux », Hollande, son chèque en blanc aux entreprises et son « game is over » au Mali, Fillon, son retour au Moyen-âge, tout ce beau monde devait nécessairement nous conduire au jeune premier de cinoche, sortant de sa boîte telle une bouffée d’air dans ce paysage odorant. Après avoir quitté le navire, sa marche forcée à coups de $, façon putsch mussolinien, devait consacrer la vérité de cette Vè République : prétendant, nous débarrasser de la puanteur mortifère ambiante, on voit ce qu’il en est de sa « médecine », celle du LBD et de de l’hôpital paralysé, de la corruption et de la branlette, du mensonge et de l’incompétence, …. Autrement dit, pour en résumer l’esprit et la méthode, un traitement non pas destiné à soigner, mais bien plutôt à propager le mal, à le prolonger comme la base même de sa domination toute chancelante et provisoire.

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Du despotisme marchand

Modifié le 5/06/20

Une fois par semaine, des gens écoutent et font de la musique dans un appartement avec l’accord de leurs voisins. Dernièrement, 4 policiers se présentent chez eux leur intimant de cesser la musique sous peine d’amende, au motif que celle-ci provoque des attroupements dans la rue. Ce qui n’est manifestement pas le cas au moment de leur intervention.

En France, ce n’est plus le Parlement qui fait la loi, l’exécutif qui se charge de la faire respecter par le biais de la police. Au diable ces vieilleries de l’ancien monde ! Ces accessoires inutiles, encombrants ces pertes de temps … En France, désormais, c’est la police qui fait la loi (1). Cerise sur le gâteau, toute opposition est balayée, se faisant doucereuse, n’exigeant rien, surtout, remettant « à plus tard« , autrement dit sine die, les comptes à rendre. Tout le monde la boucle devant cette police des mœurs, les redéfinissant à son gré, selon son jugement du moment sur ce qui est convenable ou pas. Semble s’en dégager, néanmoins, une  ligne de force : est convenable d’aller travailler, ne l’est pas de se distraire. Les talibans ont franchi les Alpes et se sont installés en « douce France« , au pays de Rabelais, Ronsard, Rimbaud, Baudelaire, …, l’air de rien, déguisés en robocops (2).

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Un siphon (font, font les marionnettes)

Ajout du 5/05/20 (Note 3)

Si la religion est l’opium du peuple, les media sont aujourd’hui sa cocaïne, et les dealers ceux qui le dirigent

 Vivre c’est décider. Trancher n’est pas si simple. Une lutte contre soi-même, glissant au fil de l’eau d’autant plus facilement que le système semble y inciter : « travaillez, consommez, nous nous occupons du reste » ne cesse-t-il de nous chanter. Dira-t-on jamais assez que ces deux mamelles du capital sont d’abord un oubli de soi, une aliénation? Que l’on se découvre, soi, ses goûts et ses talents propres par ce que l’on est amené à faire ? Se laisser conduire dans ses gestes par ceux qui font les choix, décident pour eux, nous fait perdre notre route. Que nous l’apprécions ou non, ils nous entraînent de fait dans leurs conséquences au milieu desquelles il nous faut « nous retrouver », c’est-à-dire, d’abord, nous débattre, ce qui est, ici encore, difficile, problématique, impliquant de nouveaux choix à faire, de nouvelles décisions à prendre.

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De l’ordure

Ajouts du 28/04/20

Au hasard de mes pérégrinations de promeneur, un sac d’ordures éventré, sur le bord d’une route à la lisière d’un bois, échappé de quelque conduite intérieure brute, tel un virus de quelque laboratoire expérimentant la prochaine arme de dissuasion bactériologique.

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Ombres chinoises

Un article remarquable sur le site lundimatin, « Qu’est-ce qu’il nous arrive ? », pose la contradiction à laquelle ont été confrontés les gouvernements de la planète : « sauver l’économie » ou sauver des vies ? …

Déterminés, pour la plupart d’entre eux, à la première option, ils se seraient vus contraints de se plier à la seconde, emportés par la gravité de l’hécatombe, et aussi par le fait que cette épidémie, contrairement aux précédentes, touche la classe affaire, qui circule en avion et le propage dans ses cercles de gens comme il faut.

Est-ce donc ainsi que l’on sauve des vies, selon la conception de l’État français ? Vraiment ?

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« Interdiction de flâner » !  … Dictature en marche

Complété le 10/04/20

« Vous savez, les riches, ils n’ont pas besoin de président ! Ils se débrouillent très bien tout seuls !» (Macron) – film en préparation : « Un pognon de dingue »

1 – La domination, ses limites

Voici résumée toute la délirante arrogance du commis de la classe dominante, son représentant en tout. Quand un mensonge aussi grossier est supposé crédible par celui qui le produit, mensonge ET stupidité sont à la manœuvre.

Ce n’est guère nouveau. Le mensonge a toujours été la production essentielle de la domination, et notamment de celle des boutiquiers dont c’est l’argument de vente, l’instrument de travail même. Quant à la bêtise, elle lui est, en quelque sorte, consubstantielle. Le despotisme éclairé n’aura jamais été qu’un fantasme d’intellectuels se voyant bien endosser l’habit chamarré de conseiller du prince d’un État rationnel de droit divin, et aujourd’hui ramenés à leur statut de scribes prolétarisés, fonctionnaires de police de la cybernétique et de son Miniver.

La prison panoptique est conçue comme un système, une machine à punir, car le détenu, totalement isolé, ne peut échapper à une surveillance omniprésente. Isolé, instrumentalisé, soumis à l’œil du pouvoir, le coupable est face à lui-même et à Dieu.

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La terreur, une erreur de style …

«Cela empire. Alors une nouvelle fois je vous fais part de la gravité du problème et vous devez écouter», (…) S’il y [avait] des troubles et qu’il y [avait] une possibilité [que des personnes] ripostent, avec un risque pour vos vies, tuez-les par balle. Est-ce bien compris ? Morts. Au lieu de causer des troubles, je vous enterrerai.» Rodrigo Duterte

https://francais.rt.com/international/73501-tuez-par-balle-duterte-menace-mort-chaque-philippin-ne-respectant-pas-confinement

Ainsi qu’en donne la vérité le fou furieux Duterte menaçant qui ne respecte pas le confinement, la peur en est la colonne vertébrale, peur de la mort annoncée, bien évidemment, et comme si cela ne suffisait pas à ceux qui n’y croient pas, peur du gendarme. Y croire, voilà qui fonde l’Ordre social, jusqu’à preuve du contraire, jusqu’à ce que ceux qui le vivent se sentent en mesure de le fonder bien plutôt sur leur coopération.

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Confinement dilatoire

Modifié le 5/04/20 (Note 8)

 « Ils ont fait un désert, ils disent qu’ils ont donné la paix » (Tacite).

Il suffit de se promener ces jours dans les rues de villes françaises pour avoir un aperçu de ce que signifie cette remarque de Tacite.

La France, après quelques mois de confinement

Il y a, dans le droit français, l’exception dilatoire, qui permet de suspendre les poursuites. Nous voici dans ce cas de figure, où la justice ne peut rendre son jugement, puisque l’exception fait règle.

Différer toute réponse a été la stratégie adoptée de ce dit gouvernement français : surdité, brutalités policières, abattages judiciaires, Grand Monologue, … ont été autant de façons de ne pas répondre aux questions de fond que posait son pas de charge contre tout ce qui existait encore de protections sociales.

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La mort qui nous gouverne : « Sortez ! les clowns, fous furieux du talibanisme et de la dictature en marche ! »

Dan Patrick, lieutenant-gouverneur du Texas (équivalent de vice-gouverneur), a estimé que les grands-parents, comme lui, devaient être prêts à mourir pour sauver l’économie du pays.

Invité lundi soir sur Fox News, il a assuré que le confinement de la population, et donc le ralentissement général de l’économie, était la plus grande menace pour les Etats-Unis

https://www.cnews.fr/monde/2020-03-26/coronavirus-le-vice-gouverneur-du-texas-estime-que-les-personnes-agees-devraient-se

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Sauver l’humanité ?

Ajouts du 22/03/20

À cette question, que pose à présent la destruction visible de la vie par des forces supposées destinées au développement de l’humanité, viennent aussitôt s’ajouter deux autres questions : veut-elle réellement vivre et, si oui, comment y parvenir au vu de l’état déjà bien avancé de sa dégradation.

Dans le dernier article du dernier intellectuel visible de cette planète, Fréderic Lordon – les autres semblant, décidément, confinés à un point tel qu’ils ne paraissent plus en mesure d’émettre quelque radio-activité que ce soit -, est fait état de ce que les incohérences de ces gens, « Les connards qui nous gouvernent » – rappel d’un livre paru sous la présidence de Mitterrand, « Ces malades qui nous gouvernent » -, sont devenues si visibles que leur nomenklatura dûment accréditée en vient à les lâcher.

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Pognon sacré

Ajouts du 14/03/20

Bel exercice de cynisme concentré qu’aura fourni Macro Nions, hier au soir 12 mars devant les caméras, bien que donnant dans le pathos, façon comique troupier, d’une mobilisation générale : un nouveau monde en marche, à n’en pas douter, chacun bloqué chez soi, dans la méfiance de chacun, et l’hypocrisie pour tous. La panique organisée pour mieux se faire passer pour le Sauveur de la nation, au nom, comble du cynisme, d’une « rupture » … avec les logiques capitalistes !

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Bunker

Ajouts du 12/03/20

Dans Berlin envahi par l’armée rouge, les derniers snipers du Reich de 1000 ans font encore le coup de feu tandis que, dans le bunker, la capitainerie s’est confinée, tels les rats qu’elle n’aura cessés de pourchasser dans sa propagande.

Le dernier virus à la mode aura activé tous les phantasmes et remis au goût du jour les scénarios discriminatoires et stigmatisants de la peste et du ghetto. L’économie, nous dit-on, en tomberait malade. La circulation de l’argent ralentit, de quoi faire pâlir ceux qui se nourrissent de la frénétique agitation de ce sang là.

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Extension du domaine de la lutte

Ajout du 24/02/20

Cet article reprend les parties III & IV de l’article précédent « Rire jaune … » pour commodité de lecture

III
Crasse des mots, fine anse du Kapital

Comme il se doit, en cet État de droit du plus fort, le ministre de la police illustre on ne peut mieux cette « démocratie liquidative » : Castaner vociférant devant l’Assemblée nationale des perroquets godillots : « je soutiens la police et la gendarmerie », comme si celles-ci en avaient besoin, sorte d’aveu de leurs exactions et du besoin qu’elles auraient d’un tel « soutien », alors même que le monde entier, à présent, ne saurait ignorer que le comique serait déjà au trou sans sa claque, sa police transformée en milices de garde prétorienne pour un régime qui n’a plus aucun autre soutien dans la population.

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Rire jaune …

Ajouts du 23/02/20

« Le poisson pourrit par la tête » (Proverbe chinois)

I
De la grive au Porto sur sa lie de riz jaune

Se vérifie le dicton quand un certain Griveaux, jeune ambitieux promu à une ascension fulgurante par l’aile furieusement économiste de l’ascenseur socialiste, y piétinant jusqu’à devoir traverser la rue vers le secteur privé à 17 k€/mois, si représentatif de ce mouvement d’arrivistes dont il aura été l’un des co-fondateurs, se voit devoir pratiquer le coïtus interruptus dans sa candidature à la Mairie de Paris :: à défaut d’avoir pu y installer police municipale armée, caméras de surveillance et managers de rue, voici le manager cul nu sous les caméras – il n’y en a pas que pour les autres -, très fashion, illustrant de manière on ne peut plus imagée les agissements de son clan. Que cela soit ainsi clarifié est une forme de justice immanente.

Le grivois Griveaux, « mari rêvé », ou marionnette ? Le spectacle de la dite « vie privée » comme argument politique, devient argument du domaine public. La disposition « name and shame » de la loi PACTE, est ici retournée en branle-bas précipité autour du pivot de la République en Marbre, le branleur Griveaux, son digne représentant porte-semence : il devait dégager avant le 26 février. Au-delà, il n’aurait pas été possible de le remplacer*, au risque de révéler la branlée de La République en Miettes

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Encore un effort, les arrivistes, pour quitter le port à la ramasse …

Des armes de guerre contre une population désarmée, en France comme en Syrie, …

Pas facile à suivre la voyou cratie à la manœuvre, quand on n’aspire pas à devenir voyou soi-même … Les petits suivistes de la république bananière qu’est devenue la France ont beau courir derrière, ils perdent du terrain.

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